L'étude Comet 2023 menée par YouGov confirme le retour du bureau comme lieu de socialisation professionnelle : 43 % des Français y viennent d'abord pour se réunir.
Dans son étude 2023 sur le travail hybride menée par YouGov, Comet confirme une tendance post-Covid : celle du bureau qui redevient le lieu de la socialisation professionnelle. 43 % des salariés français interrogés indiquent s'y rendre d'abord pour se réunir avec leurs collègues, et 62 % plébiscitent désormais l'utilité des réunions, quand en juillet 2022 ils étaient 86 % à être confrontés à des réunions inutiles.
L'étude met cependant en évidence les effets délétères du télétravail : 39 % des Français, 37 % des Belges et jusqu'à près de 50 % des Espagnols affirment que le travail seul et à distance peut nuire à leur épanouissement individuel et professionnel. Elle dessine ainsi une feuille de route utile pour les DRH et les managers en matière d'améliorations à apporter à l'organisation actuelle du travail.
Le télétravail ne convainc pas totalement les salariés
Une réalité professionnelle diverse et contrastée ressort de cette étude : interrogés sur leur préférence, 33 % des actifs français plébiscitent le télétravail quand 31 % préfèrent l'éviter. L'adoption du travail hybride est donc loin d'être fluide en France et en Europe, et l'étude 2023 de Comet met en lumière plusieurs points d'amélioration clés pour les entreprises qui souhaitent fidéliser leurs collaborateurs. Parmi les effets négatifs du télétravail, les Français sont 24 % à pointer un manque d'information entre collègues et 16 % à noter un accroissement de leur charge de travail, preuve que des améliorations dans l'organisation du travail hybride restent nécessaires.
Les réunions retrouvent leur utilité, à condition d'être repensées
Point positif de cette étude : la réunionite à la française semble en perte de vitesse. La professionnalisation de l'organisation de ces temps de partage pourrait être à l'origine de ce changement, couplée à une réduction probable des temps consacrés aux réunions.
Alors qu'en juillet 2022 (vague 1 de l'étude) 86 % des répondants indiquaient être confrontés à des réunions ne se révélant pas toujours utiles, la réalité de 2023 est bien moins sombre. Une majorité de Français (62 %), d'Espagnols (près de 80 %) et de Belges (63 %) reconnaissent désormais l'utilité des réunions dans un cadre professionnel. Ils ne les apprécient pas pour autant telles qu'elles existent aujourd'hui : comme en juillet 2022 (73 %), ils sont toujours près de 71 %, toutes nationalités confondues, à considérer que leur entreprise devrait s'investir dans l'amélioration de ces temps chronophages et mal employés.
Le bureau doit être repensé pour la qualité de vie au travail
Un autre enseignement de l'étude réside dans les attentes des salariés face à cet espace en mutation. Si 38 % des salariés français interrogés déclarent s'y rendre pour bénéficier de davantage d'interactions avec leurs collègues, 34 % indiquent aussi qu'ils y disposent de plus d'équipements que chez eux. C'est la preuve que les équipements professionnels, des bureaux aux salles de réunion en passant par les lieux informels ou de restauration, restent des ingrédients importants de l'expérience. Les difficultés du secteur de l'immobilier de bureau accréditent ce diagnostic : les espaces de travail cristallisent beaucoup d'attentes et méritent d'être adaptés et repensés pour retrouver leur attractivité. Ils se reconnecteront ainsi à un besoin professionnel primaire, celui de collaborer dans des conditions optimales.
La possibilité de se réunir avec des collègues, d'entretenir du lien et d'en créer sont les trois principales raisons pour lesquelles les Français, les Belges et les Espagnols se rendent au travail. Dans un contexte où de plus en plus d'entreprises se tournent vers une organisation hybride, ce constat mérite d'être considéré : moins fréquenté, le bureau demeure le premier terreau des liens sociaux et collaboratifs.
Note méthodologique : l'enquête a été réalisée auprès de 1 005 personnes représentatives de la population active française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France, du 4 au 10 juillet 2023.



