Comet et Forvis Mazars publient leur Baromètre RH 2026 « Managers vs. Collaborateurs : le grand écart ? ». Menée auprès de 159 managers, dirigeants et collaborateurs issus de plus de 50 entreprises, cette enquête miroir révèle que les deux populations s'accordent sur les réalités visibles du travail, mais divergent fortement sur les motivations, l'engagement et les intentions de départ.
Paris, 6 octobre 2026 : Comet et Forvis Mazars publient leur Baromètre RH 2026 « Managers vs. Collaborateurs : le grand écart ? ». Menée auprès de 159 managers, dirigeants et collaborateurs issus de plus de 50 entreprises, cette enquête miroir révèle que les deux populations s'accordent sur les réalités visibles du travail, mais divergent fortement dès qu'il s'agit d'interpréter les motivations, l'engagement ou les intentions de départ.
En bref
- 32 points d'écart sur la place de l'argent : 65 % des managers pensent que leurs équipes travaillent d'abord pour gagner leur vie, contre 33 % des collaborateurs ;
- 28 points sur les heures travaillées comme preuve d'engagement : 37 % des collaborateurs les considèrent comme un signe de leur implication, contre 9 % des managers ;
- 22 points sur l'effort fourni au quotidien : 58 % des collaborateurs déclarent faire plus que ce qui est attendu d'eux, contre 36 % des managers qui le perçoivent ;
- Un risque de départ identifié mais difficile à mesurer : 27 % des collaborateurs déclarent ne pas se projeter dans leur entreprise à deux ans et 12 % ne savent pas encore s'ils y seront toujours. Côté managers, 41 % identifient un risque de départ dans leur équipe, mais seuls 8 % le jugent réellement marqué.
Le baromètre RH 2026 met en évidence un décalage de lecture : managers et collaborateurs voient globalement les mêmes faits, mais ne les interprètent pas de la même manière. Un « grand écart » qui tient moins à un manque de bonne volonté qu'à un déficit de dialogue et de proximité managériale.
« Comet accueille chaque jour des dirigeants, managers et collaborateurs dans des lieux pensés pour créer de la connexion. Avec ce Baromètre, nous avons voulu comprendre ce qui se joue réellement dans ces interactions, en confrontant la perception des managers à l'expérience vécue par les collaborateurs », explique Victor Carreau, cofondateur et CEO de Comet.
« Les organisations qui performent sont celles qui placent la relation manager / managé au cœur de leurs priorités. Pas de succès durable sans performance managériale », ajoute Raphaël Bolard, Associé Transformation RH, Learning & Change Management chez Forvis Mazars.
L'argent reste le premier malentendu entre managers et collaborateurs
C'est le plus grand écart mesuré par le baromètre. 65 % des managers considèrent que leurs équipes travaillent d'abord pour gagner leur vie, contre seulement 33 % des collaborateurs.
Chez ces derniers, l'accomplissement arrive même en tête à 37 %, devant la rémunération à 33 % et l'équilibre de vie à 19 %. Le décalage se retrouve dans les priorités au travail : 44 % des collaborateurs citent l'intérêt des missions, soit quasiment autant que la rémunération à 43 %, alors que seuls 23 % des managers l'identifient comme une priorité de leurs équipes.
Les managers tendent ainsi à donner davantage de poids à la dimension financière du travail que ne le font les collaborateurs eux-mêmes.
Engagement : chacun utilise son propre thermomètre
Managers et collaborateurs ne s'appuient pas sur les mêmes signes pour mesurer l'engagement. 85 % des managers regardent en priorité la proactivité, tandis que 37 % des collaborateurs citent les heures passées au travail comme une preuve de leur engagement, contre seulement 9 % côté managers.
Cette différence de lecture se retrouve dans la perception de l'effort fourni : 58 % des collaborateurs déclarent faire davantage que ce qui est attendu d'eux au quotidien, quand seuls 36 % des managers le perçoivent.
Une partie de l'investissement supplémentaire fourni par les collaborateurs peut ainsi rester invisible aux yeux de leur management, notamment lorsque les critères d'engagement et les attentes ne sont pas explicités de la même manière.
Rétention : le risque est identifié, mais ses raisons restent mal comprises
À horizon deux ans, 27 % des collaborateurs déclarent ne pas se projeter dans leur entreprise et 12 % ne savent pas encore s'ils y seront toujours. 41 % des managers identifient un risque de départ dans leur équipe, mais seuls 8 % le jugent réellement marqué.
La comparaison entre ces deux données doit toutefois être nuancée : les managers sont interrogés sur la part de leur équipe susceptible de partir, tandis que les collaborateurs répondent sur leur propre projection. Les catégories ne sont donc pas directement comparables.
Les écarts sont en revanche très nets lorsqu'il s'agit des raisons susceptibles de provoquer un départ. 68 % des managers pensent qu'une meilleure rémunération pourrait pousser leurs collaborateurs à partir, contre 43 % des collaborateurs eux-mêmes.
À l'inverse, ils sous-estiment des motivations davantage liées aux choix de vie : 31 % des collaborateurs citent un projet personnel comme raison potentielle de départ, contre seulement 15 % dans la perception des managers, et 23 % évoquent l'équilibre de vie, contre 13 % côté managers.
Le grand écart apparaît surtout lorsqu'il faut interpréter l'autre
Sur les dimensions les plus factuelles, managers et collaborateurs décrivent pourtant une réalité relativement similaire. 72 % des managers et 67 % des collaborateurs citent ainsi le siège en premier lieu de travail, et le rythme de deux jours de télétravail par semaine domine des deux côtés. Les différences apparaissent davantage lorsqu'il faut interpréter les raisons, les intentions ou l'effort de l'autre.
Les managers voient assez bien ce qui se voit, mais interprètent davantage ce qui ne se voit pas. Un « grand écart » qui tient moins à un manque de bonne volonté qu'à un besoin de renforcer le dialogue et la proximité entre managers et collaborateurs.
Pour Comet et Forvis Mazars, ces résultats soulignent l'importance de multiplier les occasions de clarifier les attentes, les leviers de motivation et les signes d'engagement. Dans un contexte de travail hybride et de réduction des échanges informels, ces conversations permettent notamment d'éviter que chacun interprète la même réalité à partir de son seul point de vue.
Les résultats du Baromètre RH 2026 ont été présentés le 6 octobre lors d'une matinée réservée aux DRH chez Comet Étoile, avec notamment une table ronde réunissant Victor Carreau, cofondateur et CEO de Comet, et Raphaël Bolard, Associé Transformation RH, Learning & Change Management chez Forvis Mazars.
Le Baromètre RH 2026 « Managers vs. Collaborateurs : le grand écart ? » est disponible en téléchargement.
Méthodologie
Le Baromètre RH 2026 Comet x Forvis Mazars repose sur une enquête menée entre avril et juin 2026 auprès de 159 répondants issus de plus de 50 entreprises, de la TPE au grand groupe. L'échantillon est composé de 49 % de managers et dirigeants et 51 % de collaborateurs.
Deux questionnaires miroirs ont été administrés autour de neuf thématiques, du rapport au travail aux raisons de départ. Pour chaque sujet, les managers et dirigeants étaient interrogés sur leur perception de leurs équipes, tandis que les collaborateurs répondaient sur leur propre expérience.
Contacts presse
Agence Taddeo pour Forvis Mazars : Camille Duchiron, camille.duchiron@taddeo.fr, 06 50 52 44 43
Agence Linker pour Comet : Léa Schlackman, lea@linker-agency.com, 06 86 32 97 34
À propos de Forvis Mazars
Forvis Mazars Group SC est un membre indépendant de Forvis Mazars Global, réseau mondial de référence de services professionnels. Opérant en tant que partnership international intégré dans plus de 100 pays et territoires, Forvis Mazars Group est spécialisé dans l'audit, la fiscalité et le conseil. Le partnership intégré s'appuie sur l'expertise et la diversité culturelle de ses équipes (plus de 40 000 professionnels à travers le monde) pour accompagner des clients de toutes tailles à chaque étape de leur développement.
À propos de Comet
Fondée en 2016, Comet est l'un des leaders des lieux événementiels urbains, avec 14 adresses à Paris, Bruxelles et Madrid. L'entreprise conçoit et opère des lieux de vie et de travail dédiés aux moments collectifs des entreprises, qu'il s'agisse de réunions, séminaires, formations ou événements corporate, mais aussi à leur quotidien, du coworking aux bureaux opérés. Comet applique aux environnements de travail les codes de l'hospitalité, à travers l'architecture, le design, la restauration, la technologie et le service, au bénéfice de l'expérience et de la performance collective. En dix ans, Comet a accueilli plus d'un million de visiteurs issus de près de 7 000 entreprises clientes. Depuis juillet 2026, Comet est détenue majoritairement par Icade, à hauteur de 81,5 %.



