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Presse 08.12.21

L'écho : "La perspective du télétravail obligatoire inquiète les employeurs"

L'écho : "La perspective du télétravail obligatoire inquiète les employeurs"

Alors que le Codeco va plancher sur l’hypothèse du retour au télétravail obligatoire partiel, les employeurs préfèreraient garder la main sur les choix à poser pour limiter la propagation du covid.

 

La perspective d’un retour, même partiel, au télétravail obligatoire, ne réjouit pas les employeurs. « Fermetures, restrictions, obligations, le menu du Comité de concertation fait peur« , écrit l’UCM dans un communiqué envoyé mardi matin, alors que le retour au télétravail obligatoire se précise.

Le Comité de concertation doit en effet trancher, ce mercredi, sur un plan devant endiguer la quatrième vague de Covid qui a commencé à déferler sur le pays. Parmi les mesures en discussion sur la table, le retour au télétravail obligatoire. Certes, limité: trois ou quatre jours par semaine. Rien n’est fixé, mais cette piste a provoqué une levée de bouclier du côté des représentants patronaux. Le Voka, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), l’Union wallonne des entreprises (UWE) ou encore l’Union des classes moyennes (UCM) disent comprendre la nécessité de faire barrage à la progression des contaminations et protéger ainsi la capacité des hôpitaux. Mais tous disent respecter déjà strictement le guide sanitaire qui fixe des règles bien précises en matière de distanciation sociale, port du masque, désinfection des lieux de travail…

 

Les employeurs rappellent aussi que le télétravail est déjà largement utilisé au sein des entreprises. « Cette approche responsable a porté ses fruits, souligne l’UWE. À aucun moment depuis mars 2020, les analyses scientifiques n’ont révélé une hausse des contaminations sur les lieux de travail. »

 

Tant à la FEB que dans les autres fédérations patronales, on estime que généraliser une obligation du télétravail ne changera pas grand-chose à la situation sanitaire, mais pénalisera par contre l’activité économique des entreprises. Et limiter cette obligation à trois ou quatre jours n’a, à leurs yeux, pas beaucoup plus de sens, car c’est ce qui se fait déjà naturellement sur le terrain. « Nous préférons garder une flexibilité pour les entreprises et, plutôt que d’imposer un télétravail obligatoire, aller vers une recommandation forte, afin que chacun puisse prendre ses responsabilités, dit-on à la FEB. Si l’objectif derrière l’obligation de télétravail vise à limiter les contaminations dans les transports en commun, peut-être faut-il alors prendre des mesures plus strictes pour améliorer la situation sur ce front-là, comme une surveillance du respect du port du masque notamment, plutôt que de viser les entreprises. »

 

Panique dans les TPME et chez les indépendants

Les plus petites entreprises et les indépendants, représentés par l’UCM, sont particulièrement inquiets. L’obligation de télétravail les toucherait fortement, car c’est justement en leur sein que le télétravail est peu pratiqué. À peine 40% y avaient recours, selon les chiffres de l’ONSS, contre plus de 90% du côté des  grandes entreprises. « Le télétravail peut être recommandé, pas imposé », dit l’UCM. « Les obligations ne peuvent pas concerner les PME et TPME, car les problèmes d’organisation du travail  y sont trop importants. »

L’UCM craint également que l’on n’en revienne à des restrictions, voire des fermetures, dans certains secteurs. Le monde de la nuit a notamment été pointé du doigt, à moins que le cumul du covid safe ticket, du port du masque et/ou du test à l’entrée ne lui sauve la mise. « L’arsenal de soutien aux entrepreneurs concernés (droit passerelle, aides régionales) devra de toute façon être alors immédiatement activé et prolongé jusqu’au 31 décembre », insiste l’UCM.

Des réunions en présentiel possibles

Cela étant, on ne parle donc pas (plus) de télétravail généralisé: un jour ou deux au bureau resteraient possibles. De quoi rassurer en partie les employeurs, mais aussi les travailleurs pour qui le contact avec les collègues et les réunions physiques restent essentiels. D’après une enquête menée auprès de 1.000 Belges par Comet Meetings (spécialiste des lieux de co-meeting), 78,6% des travailleurs préfèrent mener les réunions en personne. Ils disent aussi avoir besoin de ce contact pour les échanges, les réunions de projets, les formations, le team building. Les communications internes et les présentations de résultats faites en virtuel sont par contre plus facilement acceptées par les travailleurs. Quatre travailleurs sur dix se disent même satisfaits qu’elles soient menées en ligne.

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