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Presse 10.12.19

La Tribune : "les espaces de travail urbains poursuivent leur mutation"

La Tribune : "les espaces de travail urbains poursuivent leur mutation"

COWORKING – Service d’hôtellerie, accompagnement, organisation d’événements… Pour répondre aux nouvelles exigences de flexibilité, les concepts innovants fleurissent.

Les urbains veulent être les « maîtres du temps ». C’est l’un des constats du premier Observatoire de la vie urbaine de LCL, dévoilé le 27 novembre au Forum Paris City Life, organisé par LaTribune à l’Hôtel de Ville de Paris. Selon ce portrait des nouvelles habitudes des habitants des villes, près de la moitié des sondés (47%) considèrent le télétravail comme « une solution pour organiser leur temps à leur manière ». Une quête de souplesse, sous diverses formes, qui va de pair avec l’essor de nouveaux modèles et de nouveaux lieux de travail. Le groupe IWG, l’un des poids lourds mondiaux du secteur des espaces flexibles et de coworking, qu’il propose à des salariés de grands groupes comme à des indépendants et à des entrepreneurs, illustre cette tendance. « Le secteur du coworking est solide. Il affiche une forte croissance, de 13% en moyenne sur les dix dernières années. Et ce$e année, ce sera aux alentours de 20% », affirme Christophe Burckart, directeur général de Regus (groupe IWG), dont la confiance n’a pas été ébranlée par les déboires financiers du géant américain WeWork. « C’est un mouvement qui ne va pas s’arrêter », estime le responsable de cet opérateur propriétaire des marques Spaces, qui propose de grands centres de coworking, et Stop & Work, installé en zone périurbaine pour répondre aux besoins du télétravail.

Sur ce marché où la concurrence fait rage, de nouveaux réseaux tentent de se démarquer par un positionnement haut de gamme. Kwerk parie ainsi sur le bien-être et sur les codes de l’hôtellerie. « Nous essayons d’inventer une nouvelle façon de travailler à travers de nouveaux standards de wellworking », indique Maud Chuffart, « head of experience » de la startup. Dans ses quatre lieux à Paris, Kwerk cultive un design sophistiqué et mise sur un mobilier « thérapeutique », un accompagnement psychologique ou physique pour combattre le stress, sans oublier des salles de bains privées. Le prix?À partir de 500 euros par personne et par mois. Le réseau, qui revendique 2000 membres, organise aussi des événements business et conviviaux. « Le lieu de travail est celui de l’interaction, de la connexion et de la culture d’entreprise », résume Maud Chuffart. Comet Meetings propose un autre modèle, qui veut révolutionner l’expérience de la réunion. Le concept : proposer un environnement « inspirant » pour stimuler la productivité et le bien-être, à une époque où « créer ou recréer du lien en entreprise n’a jamais été aussi important », juge Victor Carreau, cofondateur de la start-up parisienne. « Auparavant, on partait deux jours en dehors de Paris pour des séminaires dans
lesquels on ne travaillait que la moitié du temps », détaille le dirigeant de ce réseau qui propose aux entreprises quatre espaces dans Paris, dont une « Jungle urbaine » dans le 2e arrondissement. Là aussi, un service d’hôtellerie de luxe sur-mesure et un accompagnement pour un état d’esprit créatif sont mis en avant par cette jeune entreprise qui indique avoir accueilli 150000 clients en deux ans et demi. Mais la transformation des usages va plus loin encore, pour accompagner une perception du travail désormais associé à une prestation plutôt qu’à un lieu. « Il faut que l’utilisation des espaces de travail soit le plus fluide possible et qu’on transforme le lieu de travail en un service, de sorte que, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, vous pouvez y accéder facilement pour travailler », avance pour sa part Christian Burckart. En clair, si son groupe a commencé en ouvrant des espaces de travail flexibles dans les quartiers d’affaires et les centres-villes, il s’installe désormais dans des lieux comme les gares l’énorme gare du Nord, à Paris, mais aussi de plus petites, comme celle de Brunoy, en Essonne (lire aussi page 26). De quoi profiter d’une pause entre deux trains. Pour mieux travailler !

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